


Que reste-t-il d'une formation "Gestion du temps" quelques années après ?
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Echanges de pratique : interview de Chantal SIGNARD, responsable du développement des compétences ANPE, Direction régionale Bourgogne
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Coaching: interview de Jean-Baptiste YVON, directeur Business development, ELECTRIFIL AUTOMOBILE
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"Je dirais très utile, la mise en application est facile et toujours en place. L'intérêt est encore plus grand lorsque l'on travaille sur la gestion du temps collectif."
Christophe Lemaitre, Responsable Technique du Centre Industrie R.A., DALKIA
"Il me reste une vie super équilibrée entre professionnel et personnel et pratiquement plus aucun cauchemar sur une tâche que j'ai oubliée de faire au bureau ...Parfois, j'essaie de m'écarter de la méthode, en me disant que depuis 4 ans, j'aurais pu évoluer, et puis, au bout de quelques semaines, j'y reviens..."
Nadège Bruyas, Chef de produit, BOIRON
"Pour ma part il me reste : une bonne utilisation quotidienne de l'agenda Outlook et des tâches; une meilleure approche de mes priorités ...un bureau mieux rangé, moins de stress et de panique."
Nathalie Grynbaum, Responsable Marketing Europe, REFLEXITE
"Il me reste des règles de bases que j'applique avec une rigueur "brutale" lorsque je me fait déborder : planification de réunion avec moi-même pour travailler sur des sujets de fond ; installation durant quelques heures dans une salle en ermite pour travailler ."
Philippe Abry, Responsable de Production, AREVA NP
"J’ai vraiment intégré l'intérêt absolu de gérer du mieux possible mon temps et en particulier l'obligation de m'organiser avec des outils "facilitateurs" et cela fonctionne pas mal..."
Lionel Lacroix, Directeur du centre PACA, DALKIA
"Le point le plus ancré et le plus en place est le rendez-vous personnel, répétitif ou ponctuel .. . "
Philippe Grebert, Product line manager, ELECTRICFIL AUTOMOBILE
"De la formation, il me reste tout d'abord une organisation sur mon bureau et une certaine rigueur pour ce qui est des documents. Côté Outlook, tout ce qui m'a vraiment facilité la vie : les rdv périodiques, l'organisation automatique de rdv à plusieurs participants, ne pas oublier le temps de déplacement avant et après le rdv, les codes couleurs ...En fait, tout plein de petits riens qui facilitent la vie."
Janique Turbant, Assistante de Direction, CCI de Lyon
"A titre individuel, cette formation permet d'augmenter sa charge de travail en diminuant le stress ; dans la gestion du temps collectif c'est un excellent outil de management."
Jean-Christophe Gaymard, Responsable Méthodes, BOIRON
"La première chose qui me vient à l'esprit, ce sont les rendez-vous avec moi-même : gérer l'espace de l'agenda, qui nous est plus accessible, pour gérer le temps, plus immatériel... Ah ! J’allais oublier : plus de papier sur mon bureau, hormis les documents sur lesquels je travaille dans l'instant."
Serge Dufour, Continuous Improvement Leader, AREVA NP
"Voici ce qu'il me reste de la formation gestion du temps (ce que j'applique au quotidien) :Agenda :
Mise à jour et préparation de la semaine S + 1 tous les vendredi après-midi
Réservation de créneaux pour travail personnel
Programmation des réunions régulières avec mes collaborateurs
Lecture des mails : en général en début et fin de journée, et un peu entre 12h et 14h, mais cette règle n'est pas toujours respectée (surtout après les retours de vacances, il faut rattraper le retard)."
Jacques Noulette, Responsable Industrialisation, ELECTRICFIL AUTOMOBILE
"On gagne du temps simplement en identifiant en amont le travail à faire : combien de temps cela va nous prendre et pour quand on devra le faire. Outlook est un super outil pour tout planifier (le calendrier, les tâches)."
Isabelle Charnay, Secrétaire-Assistante, AEROPORT LYON SAINT EXUPERY
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Echanges de pratique : interview de Chantal SIGNARD, responsable du développement des compétences ANPE, Direction régionale Bourgogne.
Quels étaient le contexte et les objectifs des échanges de pratique ?
L’ANPE en bourgogne, c’est 600 personnes réparties sur 23 agences dans lesquelles nous avons un directeur et une équipe locale de pilotage.
Depuis plusieurs années, l’équipe régionale de direction avait déjà engagé un travail sur les fondements du management qui avait concerné toutes les équipes.
Les échanges de pratique se sont donc inscrits dans un processus de développement des managers fortement porté par la direction régionale.
Fin 2005, pour réussir la mise en place du suivi mensuel personnalisé, qui est un changement considérable pour l’ensemble des agents de l’ANPE, nous avons jugé qu’un accompagnement important des équipes locales était nécessaire.
Pourquoi avoir choisi l'échange de pratique comme mode d'intervention ?
La force des échanges de pratique, c’est qu'on ne plaque pas
des données, des connaissances théoriques mais
qu'on mobilise l’intelligence collective des
acteurs pour faire émerger les solutions, les participants sont
ainsi beaucoup plus impliqués que lors de formations
classiques.
Cette forme d’intervention nous a donc paru la plus efficace pour que les participants travaillent ensemble, à partir de leurs propres réalités professionnelles au quotidien, pour réussir un changement aussi important.
La composition des groupes a aussi
été étudiée avec précision pour que chaque
participant y retrouve ses pairs, confrontés aux mêmes
situations et réparte de ces journées avec
des réponses précises à ses propres
questionnements.
Nous
avons ainsi constitué 9 groupes de 7 à 9
personnes.
Comment s’est passée la préparation de cette intervention ?
J’ai travaillé
avec Antoine Aguirre à partir du cahier des charges que
j'avais établi en faisant évoluer les modalités en fonction
des propositions qu'il pouvait faire.
Nous avons, par exemple, proposé d’organiser la formation en trois cycles successifs de deux mois chacun avec cadrage et bouclage de chaque cycle par l’équipe régionale de Direction pour impliquer toute la chaîne managériale en partant du Directeur régional. Il est donc intervenu au Comité de Direction avant et après chaque cycle pour affiner les thèmes en fonction des évolutions et faire un feed-back.
Est-ce que aujourd'hui, vous faites le lien entre les échanges de pratique et le management ?
Complètement,
je pense que cela a contribué à faire évoluer le management
en région Bourgogne. Je dis « a contribué » parce que
cela a duré six mois dans un processus déjà engagé et qui
continue, mais cette action a largement contribué à cette
évolution à un moment crucial.
Ce que je peux dire aussi
c'est que l’animation par un Coach a permis
que ces échanges de pratique soient aussi un espace
d'expression des inquiétudes où les participants pouvaient
trouver une solidarité par rapport à un travail difficile
qu'ils avaient à conduire.
Cela passe certainement par une liberté
d'expression qui ne peut pas être la même si l’animateur est un
hiérarchique ou membre de la ligne managériale.
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Coaching: interview de Jean-Baptiste YVON, directeur Business development, ELECTRIFIL AUTOMOBILE
Quelle relation entre le coaching et vos étapes professionnelles au sein de ELECTRICFIL ?
J’ai commencé le Coaching en 2001, j’étais alors Directeur
recherche et développement, je suis ensuite
devenu Directeur
d’activité et j’ai structuré les équipes pour gagner en
efficacité, avoir un fonctionnement moins hiérarchisé avec
la notion de réseau.
Le Coaching m’a aidé à mettre en
place cette délégation ainsi que des nouvelles fonctions
dans l’entreprise, qui continuent à vivre aujourd’hui, qui
sont des fonctions qui ont du sens tout simplement.
En
2006, j’ai pris la direction « Business dévelopment »
incluant le marketing, l’innovation, les équipes
commerciales et aussi les chefs de projet. Une prise de
fonction dans un climat difficile, beaucoup de
revendications, de collaborateurs qui se tiraient dans les
pattes…
Un séminaire construit avec Antoine
Aguirre m'a permis d'initier un certain
nombre de changements dans mes équipes. 6 mois après, les
choses me semblent – même si on n’a jamais la bonne
vision- pas mal se passer.
Aujourd’hui, quelle est votre vision du leadership ?
Pour moi, maintenant, la 1ère chose c’est de donner une vision, de donner un axe, une trajectoire : ce qu’il faut faire, de là où on va, des principales difficultés qu’on va rencontrer, de fixer des axes clairs sur lesquels j’attends chacun, individuellement et collectivement, de manière assez rapide.
Et votre vision du coaching ?
Dans le monde de l’automobile, on
est assez sous pression et donc, pour moi, le point fort du
coaching c’est cette confrontation avec quelqu’un qui,
n’étant pas dans les problématiques de l’automobile vous
permet de voir les choses autrement, d’élargir le champ
d’idées, de réflexions par rapport à des problématiques
d’organisation ou de personnes au quotidien.
Ce travail personnel m’a certainement aidé pour aller d’un poste de manager à un poste de Directeur, c’est parfois difficile d’apprendre à sentir ce qui va bien et ce qu’il faut changer pour réellement passer des étapes dans son management… de comprendre le jeu, le rôle de chacun, et d’expliquer pourquoi on « rentre dedans »…par réaction…cela m’a donné confiance en moi également sur un certain nombre de choses.
Comment la démarche 360°, faite par l’ensemble du CD, s’est-elle intégrée au coaching ?
Le 360° a été initié par notre DG pour améliorer le fonctionnement de l’équipe de Direction et menée par un autre Consultant…comme Antoine Aguirre travaille aussi avec cet outil ( 360° Leadership Effectiveness Analysis, certification du Management Research Group) on a travaillé avec lors de plusieurs entretiens axés sur le Leadership.
En conclusion
Le
coaching est une ressource réelle pour quelqu’un qui
progresse vite dans le management, ce qui me semble normal entre
40 et 45 ans, il apporte une manière de voir les choses
autrement que ce qu’on peut croire et ce que l’on peut voir
ou lire à droite et à gauche.
Sans cette
ressource, avec mon seul regard, je pense que j’aurais fait
des erreurs et aurais été beaucoup plus lent. Le fait que
c’est un entretien personnel, confidentiel, avec quelqu’un
extérieur, donc qui n’a pas d’enjeu dans l’entreprise,
joue certainement... et puis après il y a une question de
« fit » entre les personnes. Il y a la
confiance.
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